28 février 2007
Les temps passent vite
La rapidité avec laquelle les événements s'enchaînent les uns aux autres est extraordinaire.
Tous ces maillons emmêlés qui sont autant de bras tendus entre la fin de l'hiver et l'été qui approche.
Entre ce début d'année, et le bac. Entre l'arrivée au lycée, et la fin. Entre une entrée et une sortie.
Sans bien comprendre quand viendra le lever de rideau, y'a quand même cette indescriptible envie, dès que le soleil pointe le bout de ses rayons, de courrir se jeter dans l'herbe verte fluo en regardant les bulles sortir de la cathédrale tout en se disant bien sagement qu'on y est presque. Que bientôt il sera revenu le temps d'aller languiner pendant de longues et douces après-midi le long des parcs, bercés par les cris des enfants et le goût des bonbons, les formes hallucinantes des nuages et les petits courants d'airs qui passent, les chants des oiseaux et les pétales des pâquerettes, ... ces journées où on pourra retrouver le goût d'aller chiner sur les brocantes estivales tout un tas de choses délirantes et délurées, en repiquant une tête dans notre humble enfance à chaque évocation d'un souvenir passé, qui n'attend qu'à être vendu bien tranquillement le long des innombrables étalages. Retrouver cette sensation de sentir battre les coeurs sur tout un tas de musiques, les sourires accrochés aux visages et les yeux qui pleurent presque de rire. En se posant sous un arbre pour trouver un tout petit peu d'ombre, à la croisée des rires et du bordel de l'été, entre quelques spectaculaires passages de clowns et sur un air de musique de rues. Après avoir longuement foulé les trottoirs poussiéreux abandonnés à la jeunesse en vacances ... ah l'été ... qu'est-ce que j'envie l'été ...
La force des carottes
On s'attendait à être huit, et c'est finalement en commité réduit qu'on s'est retrouvées hier soir. Six carottes parlant déjà activement de leurs futures vacances tout en dégustant mille et unes merveilles (aux couleurs parfois étranges ... mhhh les toasts ...) autour de boissons édulcolorées et pétillantes.
On aurait presque cru à une petite bouffe toute ordinaire entre copines s'il n'y avait pas eu ce fameux lancer de carottes, suivies par les noix d'cajoux, les carambars et les curlys ... si Margot n'avait pas proposé de construire un piano, si on n's'était pas racontés tous ces souvenirs - plus ou moins bons à entendre - de soirées, si on n'avait pas pris tant de photos, si les feuilles de PQ n'avaient pas été comptées (estimées à environ 150 par rouleau ... et oui ... seulement !), si on n'avait pas pensé à faire une plantation de carottes au camping, s'il n'avait pas fait froid à en avoir mal à la tête cette nuit, si on n's'était pas encore posé plein de questions quant à notre petite condition humaine, aux incompréhensibles réactions d(m)es parents, et plein d'autres choses ... bref une bonne p'tite soirée comme on les aime, en plus tranquille !





