20 mars 2007
Y'a plus d'saisons ma p'tite dame !
Et c'est bien vrai. Aujourd'hui, premier jour du printemps, ce n'est pas entre les boutons de fleurs près à éclore, mais plutôt entre des milliers de flocons qu'il a fallu zigzaguer pour se trouver une petite place.
Du matin au réveil tardif, poussée dans mon sommeil par l'anti-motivation d'aller en espagnol, à l'heure qu'il est, précédant une douche chaude bien méritée, il ne s'est pas passé un moment sans que, de notre capricieux ciel Normand, ne surgisse ne serait-ce qu'une poussière de neige, ou une larme de pluie. Bref il fait un temps de merde.
[ Quand Monsieur Philo et Madame Physique-Chimie sont grévistes, ça laisse du temps pour vaquer à de préocupantes occupations ... ]
Forte de ma vague expérience des chutes de neige, j'aurais pu m'éviter d'aller trainer mes guibolles en ville par une pareille journée de Mars. Mais non, il a fallu qu'un déclic insensé s'effectue entre certains de mes neuronnes, pour que surgisse la grande résolution d'aller quérir une bonne fois pour toutes mes derniers dossiers d'inscriptions en plein coeur de Rouen.
Allez, du coup la motivation qui n'était déjà pas bien grande en ce début de journée a dû tenter tant bien que mal de survivre au cours des heures qui suivirent.
C'est à dire que les averses diluviennent s'abattant sur nos petites têtes blondes (m'enfin pas toujours) n'étaient pas spécialement encourageante ... mais bon, quand on veut on peut, alors heureuse de pouvoir me raccrocher à ce petit fragment de proverbe, j'suis partie la tête haute (avec pleins de flocons dans la face), et le parapluie de mon p'tit Boulet (encore Merci !!) que j'tenais précieusement entre mes petites mains frigorifiées aux ongles qui s'épluchent tout seuls (mouais pas tiptop l'évolution de l'anti-bouffage en ce moment ... mais j'y crois !! (c'est déjà ça !)) me prêtait compagnie durant mon épuisant périple à travers les rues fortement aérées de la capitable seinomarine.
En gros, il ne m'a fallu que de quelques minutes pour accéder au fameux dossier tant convoité (euh ...), après avoir pourtant passé une bonne soixantaine de minutes de trajet et d'attente de bus (foutu 13 même pas capable de passer à l'heure - oui parce que le 13 c'est toute une légende en matière de non-respect des horaires ... un truc de dingues j'vous jure ! ^^), avoir demandé ma route à quelques personnes bienveillantes, m'être plantée d'accueil, et avoir shooté plus d'une fois dans des flaques, innondant toujours un peu plus les maigres fibres de coton d'mon jean. Bref, gros galérage pour petite récompense, et je n'avais encore rien vu.
En effet, la dynamique jeune fille que je suis (ahahah ...), s'est ensuite rendue, non sans quelque frustration à l'égard de ce but ultime si peu impressionant, à un arrêt de bus quelconque histoire de récupérer LE bus (encore un 13 bien sûr) qui l'amménerait là où bon lui semblerait, mais au moins un peu plus loin de ce centre ville bruyant et tout mouillé. Et, histoire de rester fidèle à la tradition, ce fût au terme d'une certaine attente (en compagnie en plus d'un jeune homme à l'esprit 'caille/rebelle fortement développé (et pourtant il me semblait sympathoche au début !) qui, outre de cracher par intermitance (oui il faut bien recharger de temps en temps ... brrr), avait aussi la malheureuse manie d'écouter d'la musique via son téléphone portable, et ainsi d'en faire profiter tous les gens alentours (pour ma part ça me plaisait plutôt bien, du vieux rap et un peu de raï ça fesait longtemps ! Mais ce sont les grands-pères et grands-mères qui devaient en avoir ras le sonotone à la longue ...)) que mon fameux transport tant et tant espéré débarqua.
Et là, encore une complication, un petit événement malencontreux s'ajoutant au drame de la journée (enfin là j'exagère, ça raffraichit et ça aère une sortie en ville par un temps pourri ... ^^), ledit bus n'avait pas pour destination (contrairement aux deux tiers des 13 faut bien le rappeler !) mon très cher lycée, mais une contrée éloignée de la campagne (mouarf) ...
C'est ainsi que quelques longues minutes (voire heures ...) plus tard, morte de froid et de fatigue (genre c'était l'expédition en Alaska en fait mon truc), j'atteignis les abords du lycée. Et que, dans un ultime espoir de rapatriement vers chez moi, j'appelais ma mère - parce que bon, la flemme d'attendre (encore) un car et puis elle traînait dans les environs ... - et, enfin au chaud chez moi, pris la grande décision de m'ébouillanter un chouilla sous la douche pour me venger contre tout le froid qui s'est acharné sur mon quotidien de la journée (pléonasme powa !!).
Et voilà, encore un épisode fortement palpitant et passionant de ma p'tite vie ... alala ! Mille excuses à vos yeux qui ont peut-être tout lu ... =)
[ en plus dans l'bus en remontant, y'avait l'école maternelle de Belbeuf qui revenait de vadrouille, et que même que eux aussi ils étaient pas dans le bus qui allaient à leur destination ... ^^ ... alala ils vont être terribles les bouts d'chou au centre aéré en avril/juillet !! ]





