bulle de gomme

La p'tite bulle a migré sur papier ... histoire de changer d'air tout en poursuivant son inlassable racontage de vie. Blog alternatif amené à (beaucoup) évoluer ... enfin j'espère !!

02 octobre 2007

La pensée du jour

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P
arfois il faut péter les plombs pour continuer à avancer dans la vie avec optimisme.

(cf article précédent)

Posté par sofiiie à 15:26 - Journal de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Elsewhere (vilain petit canard)

    Autour elles sont ensemble, j'ai dû rater un épisode ou arriver en retard. La vie ici semble pouvoir se mener simplement et dans une quiétude constante - sauf que ce n'est pas le cas. Les filles discutent avec les réceptionistes en bons amis. Moi je ne les connais pas plus que ça. Dès que je croise quelqu'un, c'est souvent un nouveau visage, mais dans les couloirs tout semble mort la journée. Pas un bruit. Alors qu'en pleine nuit, on vous réveille par des grincements de portes et des serrures qu'on martyrise, quelqu'un prend sa douche à 2h du matin, et elle fait du bruit. D'accord si j'étais une personne "normale" comme doivent l'être les autres habitantes, j'arriverais peut-être à m'endormir plus tôt des fois. Mais je ne m'y fais pas. J'suis toujours contente de croiser quelqu'un dans les étages parce que ça témoigne qu'il y a quand même un peu de vie ici. Mais on se salue juste, quand on parle le superficiel pousse la conversation à s'écourter, et puis j'ai rapidement l'impression de faire perdre du temps à la personne en face de moi. On vous fait des remarques parce que les courrants d'air entre votre porte et celle de la cuisine que personne ne veut fermer dérangent. Et c'est de votre faute. (ça doit probablement me faire déculpabiliser de parler à la deuxième personne du pluriel ... mais j'y suis vraiment pour rien) J'suis venue d'ailleurs, comme tout le monde ici normalement, mais c'est mon quotidien qui ne semble pas vouloir se faire à cette ambiance, malgré toute ma bonne volonté de la semaine dernière (garder la tête haute même en collectionnant les gaffes ...) tout ce que je vis c'est une réalité décalée par rapport à celle des autres. L'impression d'être observée sans même voir par qui. Comme si je gênais, ou que je n'existais pas. Et puis me retrouver l'air un peu bête toute seule devant mon assiette le midi, à me demander pourquoi je n'ai toujours pas faim. 
    Il y a peut-être pas loin de 300 personnes dans ce bâtiment alors on devrait bien pouvoir s'entendre, après tout on fait partie d'un tout ou presque. Mais, quoique dans d'autres circonstance ça n'est pas mal, j'ai pas l'impression de faire partie de cet ensemble. Et tout ce que j'espère c'est de ne pas être la seule à me dire tout ça ici. Sauf que je ne le saurais peut-être jamais. J'veux pas partir dans le mélo-dramatique mais c'est vraiment malsain cette impression bizarre de ne pas se sentir intégrée. Les gens discutent partout, mais je ne les vois jamais. Ca vous rendrait parano des situations pareilles. Chacun semble vraiment de passage ici et pourtant on reste au moins toutes pour quelques mois. Les gens apparaissent dans les pièces "de vie" et disparaissent aussitôt, n'échangeant pas un mot, ou alors pas avec moi (Calimero ?), c'est super naze. J'trouvais ça sympa le concept de foyer, mais j'ai dû me planter. A vrai dire j'aurais jamais imaginé les choses comme ça.

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Posté par sofiiie à 14:33 - Journal de bord - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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